Voici un demi-siècle de médailles françaises, le demi-siècle qui précède la première guerre mondiale, le demi-siècle qui verra la Belle Epoque et s'achèvera par elle, avec elle. Tranche de vie médaillistique qui, globalement, offre une tonalité particulière, illustre une certaine sensibilité, suggère un climat, bien que, comme en tout laps de temps bien arrêté, plusieurs générations se chevauchent. Parmi les médailleurs en cause, certains, tel Oudiné, qui auront disparu avec le siècle, apportent plutôt l'écho du passé, tandis que d'autres les Henry Nocq ( 1868-1944), les Ovide Yencesse ( 1869-1947) n'auront donné, dans la période qui nous occupe, que leurs premiers fruits. Mais une autre génération, celle des hommes nés dans les années 30 à 50, va s'épanouir et régner jusqu'à la guerre. Cette génération est dominée par quelques talents hors pair : Ponscarme (le doyen), l'initiateur Chapu, Chaplain, Roty, Alexandre Charpentier et elle est nourrie par une pléiade d'artistes au renom atténué, de moindre génie sans doute, mais aussi habiles, de ce fait même, à refléter l'esprit de leur époque.
Dans l'Empire finissant, dans la République qui s'installe (pour une troisième fois qui paraît la bonne), se dessinent ou s'accusent certains traits caractéristiques : un souci de dignité , de respectabilité, particulièrement sensible dans le petit peuple, petite bourgeoisie, commerçants, ouvriers des villes et gens de la campagne ; l'importance attachée à la tenue ; la vulgarisation des hommages rendus au travail, à l'instruction ; une admiration toute fraîche des progrès techniques ; l'intérêt que suscitent des activités nouvelles, activités de loisirs dont certaines s'intégreront à notre vie de tous les jours pour y prendre une place parfois dévorante : la bicyclette, l'alpinisme, le ski, les bains de mer, l'automobile, l'aéroplane ; sur tout cela, une bonhomie sérieuse, une civilité perdue, une solennité un peu pesante, qui peut confiner à la componction. Ainsi, règne plus que jamais l'allégorie : perle du discours, elle est l'ornement omniprésent de la médaille. Ce n'est pas faute qu'on l'ait dénoncée sous les espèces des héros et des dieux, et de tout le symbolisme issu des armoires aux accessoires de l'Olympe. De fait, la mythologie est en recul, il y a discrédit sur l'égide, le trident, la lyre et le caducée. Mais c'est au bénéfice d'une allégorie bourgeoise, civile, anonyme, ramenée à l'archétype féminin doté des seules armes de ses charmes et, le cas échéant, de ses voiles.
Intrinsèque à la médaille de ce temps, la Femme est moins vêtue, en général, que ceux qui l'entourent, quel que soit d'ailleurs le temps qu'il fait, mais, en revanche, elle est souvent plus légère que l'air, ce qui adoucit toute promiscuité, facilite toute vocation, sourire ou pleurer, méditer fortement, jardiner beaucoup, accompagner ou représenter toujours et favorise tout emploi : mort ou victoire, fée électricité ou vitesse sur route, progrès ou rachat... Les sentiments sont ce qui manque le moins : on en a de beaux, de poignants, d'atroces, d'héroïques, on va même parfois jusqu'au sublime (le regard levé vers le ciel est alors de rigueur) ; on aime, on tue, on souffre, ces yeux inspirés, ces mains torturées feignent de faire oublier l'impudeur des corps et des attitudes... Décadence du goût, sadisme qui n'avoue pas son nom, on aime les désespérés si la douleur les dévoile, les pauvresses si la misère n'a pas encore flétri leur sein... Ainsi Maurice Rheims, dans son bel ouvrage, L'Art 1900 ou le style de Jules Verne *, s'exprime à propos de la sculpture de l'époque. Cela vaut dans une certaine mesure pour la médaille.
Embrassée d'un regard trop rapide, cette exposition d'un millier de pièces pourrait donc dégager une impression de monotonie et décourager l'attention.
Mais si l'on veut bien y prendre garde, on découvrira que l'art médaillistique de cette époque, salué très vite comme un art de rénovation éclatante, non sans une certaine mesure dithyrambique, fut objectivement un " art nouveau ", en rupture avec celui qui le précédait sur un triple plan : déontologique, technique et esthétique.
* Arts et Métiers graphiques, 1965
Au XIXème siècle encore, combien semble oublié l'exemple de Pisanello, et des autres médailleurs de la Renaissance, pour lesquels conception et réalisation sont tout un. Les sujétions de la médaille frappée ont, dès le XVIème siècle, conduit à la séparation des fonctions de créateur et d'exécutant : le graveur et il en sera particulièrement ainsi sous le règne de Louis XIV, où rien de ce qui concerne le service de la gloire royale, vocation exclusive de la médaille, n'est livré à l'initiative individuelle, le graveur doit se borner à tailler dans l'acier une œuvre dont le moindre détail a été fixé par d'autres que lui. La Révolution passera sans modifier radicalement le processus d'élaboration des médailles : les habitudes ne se modifient que lentement ; à l'époque d'Andrieu encore, celui-ci se distingue parmi ses contemporains en incisant ses propres modèles, Bertrand Andrieu (1761-1822). Le graveur, trop souvent, n'est pas un artiste au sens où nous l'entendons aujourd'hui : il est la main, mais l'idée vient d'un autre. Et cet autre n'est pas un " médailleur ", car la technique lui manque pour réaliser ce qu'il conçoit. Cette dichotomie explique sans doute largement, à elle seule, la lente décadence esthétique de la médaille, du XVIIème au XIXème siècle. Si elle reste toujours, ou presque toujours, admirable du point de vue du « métier », elle manque souvent, et de plus en plus souvent, d'expression, de « nerf», de ce quelque chose qui passe d'une vision intérieure frémissante à la matière, lorsqu'un véritable artiste travaille celle-ci. Mais comment faire passer ce frémissement, comment inspirer la matière s'il n'y a pas contact, dialogue entre elle et l'artiste, s'il revient à un intermédiaire d'interpréter un dessin, voire un modelage ! Il y faudrait deux tempéraments égarement artistiques et deux sensibilités sœurs, conjoncture peu probable. On le voit bien, aujourd'hui encore, lorsqu'une circonstance exceptionnelle conduit à la réalisation d'une médaille par la coopération de deux artistes dont l'un crée le thème, le dessine, et dont l'autre le traduit, en modelage ou en gravure : on n'obtient jamais le « croustillant » d'une œuvre originale. Le créateur du thème ne peut imaginer la « réaction » de la plastiline, du plâtre ou de l'acier, ce qui pourrait le conduire à agencer différemment ses lignes, ses plans, les « passages » , les rapports des masses. Inversement, l'interprète est entravé dans son instinct par la fidélité qu'il doit au thème donné ; il ne peut se laisser aller aux variations qui naîtraient normalement en cours de route s'il était seul en cause, car la création est continue : le vrai médailleur sait bien que, du schéma d'origine à sa réalisation, la conception se module, s'adapte, et qu'une idée concertante jaillit parfois de la matière même.
C'est seulement à l'aube de l'époque qui nous intéresse aujourd'hui qu'Oudiné (1810-1887) proclama, telle une loi, que le graveur ne devait pas se contenter d'interpréter le dessin d'un autre artiste ; il imposa à chacun de ses nombreux élèves, comme une règle d'or, comme la pierre de touche de la vocation et comme une obligation de la fonction de graveur, « de ne jamais confier à l'acier que la conception de son cerveau » , selon une expression de Roger Marx, qui connaissait bien la médaille, qui fut un véritable militant de cet art, et qui a célébré à juste titre Oudiné de sa prise de position déterminante *.
Cette exigence déontologique fut opportunément complétée par une révolution technique qui ouvrit la carrière de médailleur à des artistes ne possédant pas le « métier » de tailleur d'acier .
À partir du milieu du XIXème siècle **, en effet, on se mit à utiliser une machine, dite « tour à réduire », permettant de graver mécaniquement, dans la dimension définitive de la médaille, les instruments de frappe de celle-ci, par réduction d'un modèle établi préalablement en grande dimension par l'artiste. Ainsi, la gravure d'une médaille de soixante-douze millimètres de diamètre, par exemple, a-t-elle pu, dès lors, être obtenue automatiquement d'après une maquette modelée d'un diamètre de vingt à trente centimètres : la machine se charge de la réduction du modèle, l'artiste se bornant à vérifier, à la fin du travail de gravure et avant la trempe des aciers, la conformité des instruments de frappe, et demandant, le cas échéant, les retouches nécessaires à un graveur s'il ne pratique pas lui-même le métier de l'acier. Car le médailleur peut désormais n'avoir jamais tenu un burin, on voit quelles conséquences immenses cette trouvaille technique va avoir sur l'esthétique de la médaille : la frontière nette qui séparait la médaille modelée, puis fondue, de la médaille gravée, puis frappée, s'évanouit. La médaille modelée pourra dorénavant être également frappée, la gravure mécanique épousant les reliefs adoucis, amollis, fondus, de la maquette.
L'attrait et(pourquoi ne pas le dire !) les facilités du nouveau « métier » de médailleur allaient rapidement condamner l'antique technique des tailleurs d'acier ; après Alphée Dubois (1831-1905) et Jules-Clément Chaplain (1839-1909 ), une page de la technique médaillistique se tourne. Ils furent les derniers à être de véritables graveurs. Les nouveaux maîtres, et d'abord Roty (1846-1911), vont se consacrer au tour à réduire.
Cette machine mettait fin au monopole exercé sur la médaille : par la corporation des graveurs et allait favoriser l'avènement d'une esthétique nouvelle. On a quelque mal aujourd'hui, lorsque l'on considère la médaille exécutée par Hubert Ponscarme à l'effigie de Naudet, membre de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, à imaginer que sa date(1867) fut regardée comme celle d'une révolution. Et pourtant, pour la première fois, l'artiste abattait le listel et supprimait le grènetis*. Ainsi s'exprime Jean de Foville faisant, en 1900, le bilan d'un siècle de médaille française ** et c'est un peu comme s'il racontait la destruction d'une Bastille. De fait, l'initiatIve de Ponscarme était tout à la fois audacieuse et symbolique. Audacieuse si on la rapporte à la rigueur formelle que l'habitude imposait à la médaille de l'époque, rigueur formelle que renforçaient des patines unicolores, foncées, notamment la fameuse patine « chocolat ». Symbolique de tout le renouveau qui va secouer un art où l'habileté du métier, la convention, la sécheresse, la froideur avaient fini par prendre complètement le pas sur l'esprit d'invention et le sens de la vie.
* Roger Marx, Les Médailleurs français depuis 1789. Société de propagation des livres d'art, Paris, 1897
** Le premier « tour à réduire " connu, fut inventé par un médailleur et mécanicien russe, Nartov, au début du XVIIIème siècle (entre 1710 et 1730). Un autre tour à réduire les médailles fut construit par le Saxon Merckleinèn en 1767 suivant le même principe. Au début du XIXème siècle un médailleur de Besançon, Jean-Baptiste Maire, construisit une machine à réduire les médailles sur un principe très différent. Sur un autre principe encore, celui auquel il est fait actuellement recours, Ambroise Wohlgemuth construisit en 1820 un tour à graver et réduire les médailles et camées. A la différence des tours actuels , tous ces tours n'étaient mus qu'au pied ou à la main et ne comportaient pas de fraise comme outils ; ils ne permettaient d'effectuer que des gravures ayant très peu de relief, et leur fidélité approximative exigeait d'importantes retouches manuelles. II en sera ainsi jusqu'à ce que les établissements Janvier aient mis au point, suivant le principe Wohlgemuth, un tour muni d'une fraise tournant à trois mille cinq cents tours par minute grâce à un moteur électrique. C'est sur un tel tour qu'est gravé en 1899 le poinçon des nouvelles pièces d'or dont le type est dû à Chaplain. Peu après, à une date que je n'ai pas exactement retrouvée, la Monnaie de Paris mit en service son premier tour à réduire, construit, en s'inspirant du tour Wolhgemuth, par un de ses mécaniciens, Pascal Domec (né en 1863, Domec entra à la Monnaie en 1882 et y servit jusqu'en 1928, successivement en qualité de mécanicien, de contremaître, puis de mécanicien principal). Mais, bien avant, l'usage du tour à réduire était devenu général pour les médailleurs, qui faisaient exécuter leurs aciers chez des artisans lorsqu'ils ne possédaient pas eux-mêmes une telle machine.
Si les œuvres que notre exposition présente paraissent encore, à nos yeux d'aujourd'hui, assez guindées, qu'on voie bien pourtant que la nature s'y est introduite, que les petites gens y ont fait en masse leur apparition, que la vie de tous les jours s'y profile, souvent avec un charme réel. La médaille, comme la sculpture, se débarrasse, à cette époque, de ses travestis pour adopter le vêtement moderne. L'acceptation du costume journalier est un fait plus révolutionnaire que l'admission d'un néologisme par l'Académie. Un langage plus direct est possible. Inutile, pour s'exprimer, de passer par le truchement de créatures drapées à l'antique ; "la réalité est digne d'être représentée telle quelle, le monde n'est plus synonyme de laideur ou de vulgarité, bientôt les horizons noircis de fumée, les cheminées d'usine, les machines même auront leurs peintres et leurs poètes". Ainsi s'exprime Maître Maurice Rheims *, l'un de ceux qui connaissent le mieux l'art de cette époque, et qui a bien voulu accepter de présenter, dans l'aiguë et fine préface de ce catalogue, la nouvelle esthétique de la médaille.
* Le listel est la bordure en relief qui forme, aujourd'hui encore, la circonférence des monnaies et de certaines médailles. Le grènetis, quelquefois substitué au listel, quelquefois surajouté à l'intérieur de celui-ci, est formé d'une succession de « grains » , points en relief.
** Les Médailleurs français à l'Exposition Universelle de 1900, par Jean de Foville, dans la « Gazette Numismatique française », 1900. Jean de Foville, né en 1842, avait été directeur des Monnaies et Médailles de 1893 à 1900.
Son témoignage est d'autant plus précieux qu'un demi-siècle (et davantage) s'est écoulé depuis les premières louanges qui, d'emblée, célébrèrent les promoteurs de ce renouveau. Ainsi Roger Marx écrit, dès 1898 : « Durant le dernier tiers du XIXème siècle, l'art du médailleur a connu, en France, un degré d'éclat depuis longtemps sans pareil**. » Foville, déjà cité, s'exclame en 1900 : « La renaissance de la Médaille est l'un des événements marquants dans l'histoire de l'art contemporain,... la rénovation d'un art qui, après des siècles de gloire, était depuis cent ans tombé dans la décadence et l'oubli ***. » Foville fait une exception pour les médaillons de David d'Angers, mais n'est-il pas bien sévère pour les Duvivier, Droz, Andrieu, Galle, Brenet, Tiolier, Gatteaux, Barre, Depaulis ou Domard ! Il manquait de recul pour ce qu'il y avait de plus récent mais, peut-être aussi, lorsqu'il s'agissait de la Révolution et de l'Empire, d'une totale objectivité : « Que dire de toute la série de médailles gravées sous la direction de Denon! **** l'art n'y a aucune part ». Quant à Augustin Dupré : « Il ne fut pas réellement artiste. » Son écu à l'Hercule, celui dont le type, refrappé sur notre pièce de dix francs, nous paraît aujourd'hui remarquable ! « Tout le monde le connaît et personne ne le remarque. » Autre chose, n'est-ce pas, « la noble et vivante Semeuse de nos nouvelles monnaies d'argent***».
*Op.cit., p.VI.
** Roger Marx, La Renaissance de la médaille en France, in « The Studio », oct. 1898, Londres. Voir aussi, du même auteur, Les Médailleurs français contemporains, 1898, Paris, Henri Laurens éditeur, et Les Médailleurs modernes à l'Exposition Universelle de 1900, 1901, Henri Laurens éditeur.
***op.cit.,p, x, note **
**** Dominique Vivant Denon (17/7/182) fut, à son retour de la Campagne d'Égypte, en 1804, nommé directeur des Musées et de la Monnaie, et occupa ces postes jusqu'en 1815.
A étendre la comparaison en remontant le cours du temps, l'enthousiasme ne se tempère pas : Chaplain, regardé à l'époque comme chef d'école incontesté, ne peut souffrir de se voir rapproché des Pisanello, Matteo dei Pasti, Boldu et autre Sperandio : « Il est plus violemment vrai qu'eux-mêmes. » Quant à Oscar Roty, le maître qui monte, celui dont l'influence se répand partout : « Ni les anciens, ni les médailleurs italiens de la Renaissance n'ont dépassé en leurs plus délicats portraits de femme cet art attendri et parfait. » L'éloge se nuancera-t-il de relativité avec un artiste qui n'a pas encore conquis la grande notoriété, un Coudray, alors âgé de trente-six ans, « grand espoir de la jeune école » ! Nenni : dans son Orphée, « toute la beauté de la douleur antique revit*».
La louange de Foville présente-t-elle un caractère isolé! Aucunement. Dans un substantiel article de la Revue belge de Numismatique en 1910, nous pouvons, par exemple, relever ce jugement : « La France a montré, depuis trois quarts de siècle, une efflorescence de cet art (la médaille) qui n'a été surpassée à aucune époque. Et de citer Chaplain , Roty, Daniel-Dupuis, « ces artistes éminents » , et de préciser: «Jamais un graveur grec ou italien n'a atteint la grandeur tragique qui se dégage de l'étonnante plaquette des funérailles de Carnot, par Roty**. »
Si, pourtant, l'art des médailleurs de la Belle Epoque nous paraissait, de prime abord, plus éloigné de nous que celui des graveurs de monnaies grecs ou des médailleurs de la Renaissance, il importe que nous trouvions en cela l'occasion d'une réflexion sur la relativité des jugements esthétiques et nous serons reconnaissants à ceux qui vont nous aider, en la circonstance, à dominer les fluctuations du goût en accordant aux œuvres de chaque époque le regard qu'elles méritent, tout particulièrement à Maître Maurice Rheims, dont l'autorité vibrante anime la riche préface qui suit, au Maître Henri Dropsy et à M. Hubert Yencesse qui nous ont fourni des notices substantielles, sans oublier ceux qui ont bien voulu nous prêter les œuvres qui ne figuraient pas dans les collections de la Monnaie, prêteurs dont on trouvera plus loin les noms.
A tous, j'exprime un très sincère et chaleureux remerciement.
Pierre DEHAYE
Directeur des Monnaies et Médailles
* Jean de Foville, oP. rit., p. x, note **. ** Ch. Buis, Esthétique de la Numismatique, 21 p. ; in « Revue belge de Numismatique » , Bruxelles, 1910.
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